Le Sénégal, un pays sahélien
Le Sénégal est un pays caractérisé par une agriculture vivrière très dépendante des aléas climatiques qui apportent à la fois insécurité alimentaire et pauvreté rural aiguë. La dégradation des ressources naturelles est alarmante due à des pratiques d’exploitation inadaptées et aux impacts reliés aux changements climatiques.
Une association Sénégalaise fut fondée en 2001 pour encourager une agroécologie en milieu paysan dans la région de LOUGA, comprenant notre village de Thiarène Sarr. Cette association a pour but d’aider aux développements économiques et sociaux des villages de la région. Elle propose une approche agricole qui combine des pratiques respectueuses de l’environnement.
Ils visent le développement d’un système agricole durable et autonome. Une approche qui intègre les dimensions sociale, culturelle et économique pour une agriculture plus équilibrée. Ceci contribuera à la souveraineté alimentaire et à l’amélioration des conditions de vie de cette communauté, notamment celle des femmes et des filles.
Notre projet propose de se joindre à cette association pour les aider à pallier les nombreuses embuches qui entravent la mise en œuvre de l’initiative.
Durant la saison sèche qui dure 8 mois par année, la distance parcourue pour se procurer de l'eau potable, constitue un véritable calvaire pour les femmes et les jeunes filles. Elles sont chargées de la collecte de ce précieux liquide. En saison sèche, la distance parcourue est de 7 km aller-retour souvent à des températures élevées (plus de 33 degrés Celsius). Les jeunes filles doivent également contribuer à cette tâche. Ceci a un effet néfaste sur leur éducation scolaire et donne un taux d’échec académique élevé.
Eau impropre et insalubre
La collecte de l’eau existante peut nuire à la santé de toute la famille, et notamment à celle des enfants. Même si l’eau provient d’une source sûre, le fait qu’elle soit transportée et stockée augmente le risque qu’elle soit contaminée avant d’être bue. Pendant la saison sèche, les problèmes d’approvisionnement en eau dans le village sont encore plus importants.
De nombreuse rencontres avec le chef et les autorités du village ainsi que l’association Sénégalaise ont déjà eu lieu. De cette initiative sont né les grandes lignes du projet. Le chef du village ainsi que 2 familles importantes ont cédé les terres pour 25 ans afin qu’elles puissent être exploitées. Le terrain choisi pour le Maraîchage s’étend sur 100 hectares. L’emplacement a déjà été débroussaillé par les villageois. Une ferme de 55 hectares y sera dessinée sous peu. Des arbres fruitiers et des clôtures végétales seront plantés aux abords afin d’en définir clairement le périmètre.
Le projet a pour objectifs principaux :
Les bénéficiaires
Le développement de l’activité maraîchère aura des impacts positifs sur les conditions de vie de plus de 2000 habitants du village, dont 800 enfants. Les villages aux pourtours bénéficieront également des répercussions de cette initiatives par un rayonnement d’opportunité d’emplois et de distribution plus facile de l’eau dans leurs villages.
Disponibilités des terres
Comme pour l’ensemble des projets menés par l’association, des rencontres ont été organisées
pour informer l’ensemble des bénéficiaires sur le projet et les impliquer dans sa mise en œuvre.
Le chef du village de Thiarène, deux propriétaires terriens et le maire de la commune, ont officialisé
le partage des terres (100 hectares au total)afin qu’elles puissent être exploitées pour notre projet.
Le site choisi pour le maraîchage s’étendra progressivement sur 45 hectares en plus de 10 hectares
d’arbres fruitiers.
L’emplacement du jardin maraîcher communautaire, donné par le chef du village, est en cours de
débroussaillement. Des arbres seront bientôt plantés aux abords du jardin maraîcher afin d’en définir
clairement le périmètre et d’augmenter la retenue des eaux de pluie dans les nappes phréatiques.
Infrastructures, formations et équipements prévues
Soucieux que le système de production soit globalement écologique et permette une rentabilité des
activités maraichères, ci-après les solutions retenues :
Le projet vise l’installation d’infrastructures de pompage solaire et de systèmes
d’irrigation primaire au début et puis en goutte à gouttes et avec gycleur;
Ces équipements permettront de faciliter la tâche des villageois travaillant dans ces périmètres tout
en augmentant leur productivité et en optimisant la consommation d’eau. Surtout, nous fournirons aussi
une eau potable à une plus large population que celle du village.
Le forage
•Un forage pour puits d’eau sera réalisé d’une profondeur approximative de 120m, sur lequel sera installé un système de pompage solaire avec tuyauterie.
•Sur ce système sera raccordé un réservoir en élévation de 10 000 litres (équipé d’un système de filtration) qui servira à approvisionner d’eau potable le village de Thiarène. De plus, 2 prises d’eau communautaires seront installées aux confins du village, pour que ceux et celles venant des villages environnants puissent se servir.
•Deux réservoirs de 5 000 m3 souterrains seront construits (bassins secondaires). Sur ceux-ci, seront installé un système de pompage solaire avec tuyauterie et système d’irrigation.
Note : Les estimations ci-bas sont en analyse présentement. L’organisation des items et les grandeurs pourraient être modifiés.
Étapes réalisées:
Rencontre et accords de principes officiel avec les partenaires communautaires.
Rencontre avec les instances gouvernementales (Ambassade du Canada, Ministère de l’agriculture du Sénégal, ISRA (Institut Sénégalaise de Recherches Agricoles.
Établissement du calendrier des échéanciers (en cours).
Conceptualiser le plan agricole (différents champs, salles de toilettes, salles de douche et bien-être des employés).
Installation des systèmes d’eaux et irrigation;
Achat des semences;
Achat de trente chèvres enceintes, et trois boucs, et 500 poussins;
Formation des bénéficiers et construction des bâtiments agricoles.
Le développement d’une ferme agricole nécessite des matériaux essentiels de démarrage. Les outils et les semences de qualité sont souvent inaccessibles pour ces villageois à faible revenus.
La distance parcourue par les ménages pour chercher de l'eau potable constitue un véritable calvaire pour les femmes et les enfants qui sont chargées de la collecte de l'eau. La distance journalière parcourue est immense pour certaines. Les jeunes filles qui vont à l’école doivent continuer cette tâche ce qui brise leur éducation scolaire et donne un taux d’échec académique chez les jeunes filles.